Risques et diagnostics obligatoires à Arles : préparer vente et location

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Arles, Géorisques recense 6 risques à examiner pour préparer une vente ou une location. Le parc diagnostiqué, dont 71,3 % est antérieur à 1975, apporte un contexte utile sans établir l’exposition de chaque logement.

Risques et diagnostics obligatoires à Arles : préparer vente et location — Arles

À Arles, dans les Bouches-du-Rhône, le dossier doit distinguer les risques recensés à l’échelle communale, l’exposition du bien et les diagnostics liés à ses caractéristiques. Géorisques mentionne l’inondation, le mouvement de terrain, le séisme, le feu de forêt, la rupture de barrage et le transport de marchandises dangereuses. Cette liste ne démontre pas que chaque logement est concerné par chacun de ces risques. Pour le vendeur comme pour le bailleur, la préparation de l’état des risques suppose donc une vérification à l’adresse du bien. Les faits disponibles ne précisent ni les périmètres réglementaires ni les prescriptions applicables : ils permettent d’organiser les recherches, mais pas de produire un état réglementaire complet pour une propriété déterminée.

12 691 DPE : un contexte immobilier, pas une carte des risques

Donnée officielleArles
Code INSEE13004
Risques recensés (Géorisques)Inondation, Mouvement de terrain, Séisme, Feu de forêt, Rupture de barrage, Transport de marchandises dangereuses
Zone de sismicitéNon renseignée
Potentiel radon (classe 1 à 3)1
Logements diagnostiqués (ADEME)12 691
Sources : Géorisques (base GASPAR, radon, zonage sismique) et ADEME.

Le parc étudié compte 12 691 DPE, dont 429 classés F ou G. Les constructions antérieures à 1948 représentent 26,4 % des diagnostics ; celles antérieures à 1975, 71,3 %. La période dominante est 1948-1974, avec 44,9 %, tandis que les maisons individuelles représentent 26,4 % des logements diagnostiqués. Ces proportions décrivent le parc diagnostiqué, et non nécessairement tous les logements d’Arles. Elles invitent à documenter l’époque de construction, les transformations et l’entretien, sans déduire une fragilité de la seule ancienneté. Un classement énergétique ne mesure pas l’exposition aux risques naturels ou technologiques. Le propriétaire doit donc traiter séparément le DPE, l’état des risques et la vérification des autres diagnostics éventuellement exigibles selon les caractéristiques réelles du bien.

Inondation et rupture de barrage : vérifier séparément les périmètres

  • Inondation : le risque est recensé pour Arles, mais aucun périmètre ni niveau d’exposition n’est fourni. Le vendeur et le bailleur doivent vérifier ce qui concerne effectivement la propriété avant de renseigner l’état des risques. Le document doit traduire la situation réglementaire du bien, et non reproduire automatiquement la liste communale. Avec 71,3 % de diagnostics portant sur du bâti antérieur à 1975, les archives du logement constituent un point de départ utile : plans disponibles, localisation des espaces bas, transformations et documents relatifs à d’éventuels sinistres. Cette ancienneté ne permet cependant pas de conclure à une exposition particulière.
  • Rupture de barrage : ce risque doit faire l’objet d’une vérification distincte de celle de l’inondation. Sa présence dans le recensement communal ne précise ni l’ouvrage concerné ni les propriétés situées dans un éventuel périmètre réglementaire. Pour une vente comme pour une location, le propriétaire doit rechercher les informations applicables à son adresse et les pièces permettant de justifier le contenu de l’état des risques. Les plans du bien et la description des accès peuvent aider à comprendre sa configuration. Les 26,4 % de maisons individuelles du parc diagnostiqué ne permettent pas d’identifier les logements concernés.

Mouvement de terrain et séisme : ne pas déduire la vulnérabilité de l’âge

  • Mouvement de terrain : les faits confirment uniquement le recensement de ce risque. Ils ne renseignent ni son mécanisme ni son étendue. Le vendeur ou le bailleur doit donc vérifier les données réglementaires localisées, sans attribuer au terrain une caractéristique absente des sources. Pour préparer le dossier, il peut réunir les études déjà détenues, les documents de travaux et les rapports concernant d’éventuels désordres. Les 26,4 % de diagnostics associés à des constructions antérieures à 1948 donnent un contexte d’ancienneté, mais ne prouvent ni instabilité du sol ni défaut des fondations. Une observation du bâtiment ne remplace pas l’état des risques.
  • Séisme : le risque figure dans la liste communale, mais la zone de sismicité réglementaire n’est pas renseignée. Il serait donc injustifié d’attribuer une zone à Arles ou d’en déduire les mentions exactes du document. Le vendeur et le bailleur doivent faire vérifier ce classement pour déterminer les informations réglementaires applicables au bien. La période 1948-1974 représente 44,9 % des diagnostics ; cette donnée ne révèle toutefois ni les dispositions constructives ni le comportement d’un immeuble face à un séisme. Le propriétaire peut préparer les plans, l’historique des modifications structurelles et les études disponibles, sans présenter ces archives comme une certification de résistance.

Feu de forêt : examiner la situation du terrain et du bâtiment

Le feu de forêt est recensé à Arles, sans indication de secteurs exposés dans les faits fournis. Le vendeur et le bailleur doivent vérifier si la propriété relève d’un périmètre ou de dispositions à reporter dans l’état des risques. Il ne faut pas déduire de ce seul recensement une obligation particulière de travaux ou d’entretien pour tous les biens. Les maisons individuelles représentent 26,4 % des logements diagnostiqués : lorsqu’un bien possède un terrain, sa description, ses limites et ses accès sont des éléments utiles à réunir. Pour un logement dans un bâtiment partagé, les documents relatifs aux espaces communs peuvent aussi éclairer la configuration. Ni le type de logement ni son âge ne suffisent à établir son exposition au feu.

Transport de marchandises dangereuses : documenter sans supposer

Le transport de marchandises dangereuses fait partie des risques recensés, mais les données ne précisent aucun itinéraire, ouvrage ou périmètre. Il n’est donc pas possible d’affirmer qu’un logement est proche d’une source de danger, ni que ce risque impose systématiquement une mention spécifique dans son état réglementaire. Pour le vendeur comme pour le bailleur, la démarche consiste à vérifier les informations applicables à la propriété et leur traduction dans le dossier. Les 429 passoires F ou G recensées parmi les DPE n’apportent aucune indication sur cette exposition technologique. Le propriétaire doit préparer une localisation exacte, les références du bien et les documents réglementaires disponibles, plutôt que tirer une conclusion de sa performance énergétique ou de son époque de construction.

En pratique, le propriétaire peut constituer un dossier de travail réunissant l’adresse précise, les références de la propriété, sa date de construction documentée, les plans et les diagnostics existants. Il peut y ajouter les études, les justificatifs de travaux et les pièces relatives aux sinistres dont il dispose, afin de vérifier les informations à déclarer. Cette préparation reste distincte de la détermination des diagnostics obligatoires : les 71,3 % de constructions antérieures à 1975 ne permettent pas d’établir une liste identique pour tous les logements. Avant une vente ou une location, l’objectif est de faire correspondre chaque document au bien concerné et de signaler les informations manquantes, notamment le classement sismique réglementaire absent des faits fournis.

Questions fréquentes

Les 6 risques recensés à Arles doivent-ils tous figurer dans chaque état des risques ?

Le recensement communal ne suffit pas à déterminer les mentions applicables à chaque propriété. Il faut vérifier sa localisation, les périmètres réglementaires et les rubriques pertinentes. Les faits fournis ne permettent pas de conclure que les 6 risques entraînent tous la même obligation pour chaque vendeur ou bailleur.

Un logement ancien est-il nécessairement plus exposé ?

Non, l’ancienneté ne localise pas l’exposition et ne démontre pas une vulnérabilité. À Arles, 26,4 % des diagnostics concernent du bâti antérieur à 1948. Cette proportion justifie de rechercher les caractéristiques constructives et l’historique des travaux, pas d’attribuer automatiquement un niveau de risque à un logement.

Le DPE peut-il remplacer l’état des risques ?

Non : les 12 691 DPE décrivent un parc diagnostiqué sur le plan énergétique, tandis que l’état des risques répond à une autre finalité d’information. Les 429 classements F ou G ne renseignent pas l’exposition aux risques recensés. Chaque document doit être préparé selon son objet et la situation du bien.

Sources officielles

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